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Annexe - Infarctus cérébral
 Mise à jour : 18/06/2009
La rééducation a une efficacité démontrée sur les troubles moteurs et cognitifs, même en cas d'infarctus cérébral sévère,
d'autant plus si elle est précoce, intense et prolongée, mais également si elle est tardive. Elle devrait idéalement débuter
à l'hôpital dans le service aigu de neurologie ou de médecine, puis dans un centre spécialisé. Elle doit ensuite être poursuivie
en hôpital de jour, dans un centre spécialisé, dans le cadre d'une hospitalisation à domicile (HAD) ou avec le concours d'équipes
mobiles, ce qui est encore rarement possible en France.
 Stimulation des processus de récupération cérébrale : la rééducation stimule la plasticité cérébrale à l'origine d'une partie
de la récupération.
 Limitation des séquelles en prévenant les nombreuses complications qui risquent d'aggraver le pronostic fonctionnel : rétractions
musculotendineuses et limitations articulaires liées à la spasticité, algodystrophie, mais aussi troubles de la déglutition
et troubles vésicosphinctériens. La prévention de ces complications est indispensable.
 Restauration de la plus grande autonomie possible, quelles que soient les séquelles. La réadaptation associée aide la réorganisation
de la vie familiale, sociale et souvent professionnelle.
 Kinésithérapie : travail de motricité globale, techniques sensitivomotrices, inhibition de la spasticité, lutte contre les
déformations articulaires, déambulation.
– La marche est habituellement acquise entre le 3e et le 6e mois, mais 5 à 10 % des patients ne l'acquièrent qu'entre le 6e et le 12e mois. Elle est habituellement stabilisée entre 9 et 12 mois et la kinésithérapie n'est souvent alors plus indispensable,
sauf en cas de spasticité forte, ou d'anesthésie complète.
– Le maximum de récupération de la préhension se fait entre 3 et 6 mois, mais avec un potentiel fonctionnel d'amélioration qui
dépasse 1 an et peut justifier la prolongation des prescriptions pendant 1 à 2 ans. Une forte spasticité peut être l'indication
formelle de poursuivre une kinésithérapie ou une kinébalnéothérapie pendant de longues années, parfois à vie.
– L'électrostimulation n'a habituellement pas sa place dans la rééducation de l'hémiplégique à domicile.
– L'entraînement ou le réentraînement à l'effort est un complément indispensable.
– L'appareillage d'un membre inférieur par releveur de pied, parfois une orthèse cruropédieuse, plus rarement une orthèse de
membre supérieur sont utiles.
 L'ergothérapie est utile pour le travail de la gestuelle, de la suppléance fonctionnelle par le membre controlatéral en cas
de déficit sévère et contribue à la rééducation des troubles cognitifs.
 L'orthophonie permet une rééducation des troubles du langage, de la négligence visiospatiale et des troubles de la phonation.
 Kinésithérapie : séances quotidiennes au début, puis plus espacées pour atteindre 2 à 3 séances par semaine.
 Orthophonie : 3 à 4 séances par semaine à domicile, jusqu'à un minimum de 2 séances par semaine, complétées d'exercices autonomes
à domicile. La rééducation orthophonique sera poursuivie en fonction de bilans réalisés tous les 3 à 6 mois pendant une durée
habituellement au moins égale à 1 an, parfois de plusieurs années lorsque l'amélioration sur les différents bilans fonctionnels
paraît nette.
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