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Annexe - Parkinson (maladie de)
 Mise à jour : 21/06/2011
La rééducation occupe une place majeure dans la vie du patient parkinsonien, même s'il existe peu de travaux validant les
pratiques ( conférence de consensus, Anaes, mars 2000).
 Maintien des capacités motrices par un réapprentissage du mouvement et des moyens de contourner les difficultés, portant en
particulier sur les troubles de la ventilation, de l'équilibre et de la marche.
 Plus tardivement, prévention des limitations articulaires et des complications du décubitus.
 Certains objectifs peuvent être plus spécifiques : dysarthrie, micrographie, etc.
 La kinésithérapie ne s'adresse pas réellement à l'hypertonie ni aux dyskinésies, qui ne sont pas en elles-mêmes modifiables.
Elle s'adresse aux conséquences de l'hypertonie que sont les déformations articulaires, qui peuvent être fonctionnellement
dramatiques. Elle vise aussi à combattre l'akinésie dans ses composantes de réduction qualitative et quantitative du mouvement,
associées à des troubles de coordination et de l'organisation des séquences gestuelles qui aboutissent à la perte d'harmonie
du mouvement.
– Au premier stade : maintien des activités quotidiennes et exercices physiques réguliers, portant sur la capacité respiratoire,
la mobilité et l'équilibre.
– À un stade plus avancé, elle s'efforce de pallier l'atteinte de la motricité automatique en sollicitant la motricité volontaire :
préparation mentale, concentration sur la tâche, décomposition des gestes complexes en séquences. Un tournant majeur de la
maladie est représenté par le risque de chute (retard de mise en route des réflexes posturaux et difficulté d'adaptation anticipatoire).
Les mobilisations passives réduisent les limitations articulaires des membres et du rachis. Mobilisations et massages luttent
contre les douleurs.
– Au stade de perte d'autonomie : prévention des complications articulaires, respiratoires et de décubitus.
 L'orthophonie porte sur la dysphonie, la plus précoce, plus tardivement sur la dysarthrie, dès l'apparition des premiers troubles,
en mettant en jeu un contrôle volontaire, qui relaye le contrôle automatique.
 L'ergothérapie (dans le cadre d'un service hospitalier ou d'une association, car elle n'est pas prise en charge par l'Assurance
maladie) peut utilement guider l'adaptation de l'environnement et réduire la dépendance.
 Kinésithérapie : tant que l'autonomie est conservée, 10 à 15 séances, 3 à 4 fois par an, entrecoupées d'autorééducation et
éventuellement de gymnastique. Au fur et à mesure de l'évolution, la kinésithérapie devra devenir plus régulière.
 Orthophonie : périodes de 4 à 5 séances de 1 heure par semaine, pendant 2 à 4 semaines, entrecoupées d'exercices donnés pour
autorééducation.
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