Maladie initialement muette et important facteur de risque (FDR) cardiovasculaire, le diabète conduit à des complications spécifiques. Il n'est pas toujours aisé de faire comprendre les risques au patient sans l'effrayer, ni de le persuader de l'importance du suivi au long cours et du traitement.
Longtemps silencieux, le diabète de type 2 est la conséquence d'une altération de l'insulinosécrétion et des effets de l'insuline sur les tissus cibles (insulinorésistance). Cette altération entraîne une microangiopathie (atteintes neurologique, oculaire et rénale) et une macroangiopathie (atteintes coronarienne, vasculocérébrale et artérielle), présentes lors du diagnostic dans 30 % des cas, et à rechercher d'emblée.
Le diabète de type 2 représente plus de 90 % des diabètes. Plus de 3 % des habitants de France métropolitaine en sont atteints.
Le diabète de type 2 multiplie par un facteur 2 à 3 la morbidité et la mortalité cardiovasculaires. Plus de 35 % des malades souffrent d'une rétinopathie après 20 ans d'évolution. L'insuffisance rénale est fréquente : le diabète est la première cause de mise en dialyse en France. Les autres complications sont neurologiques, infectieuses, cutanées, etc.