L'hyperactivité sécrétoire de la glande thyroïde peut être dangereuse par les troubles, notamment cardiaques et parfois neuropsychiques, qu'elle entraîne. La prise en charge doit également traiter la maladie causale.
L'hyperthyroïdie entraîne un hypermétabolisme et une augmentation de la consommation en O2. Les principales causes d'hyperthyroïdie de l'adulte sont la maladie de Basedow (60 % des cas) avec anticorps antirécepteurs de la TSH positifs, le nodule toxique et le goitre multinodulaire toxique, l'hyperthyroïdie induite par l'amiodarone, la thyroïdite de De Quervain (virale), la thyroïdite subaiguë lymphocytaire (auto-immune) et celle du post-partum. Ces deux dernières peuvent évoluer vers une hypothyroïdie, avec anticorps antithyroperoxydases (anti-TPO) positifs. La maladie de Hashimoto peut se révéler également par une hyperthyroïdie transitoire.
La prévalence de l'hyperthyroïdie serait de 1 à 2 %, celle de l'hyperthyroïdie infraclinique de 1 à 4 %, et jusqu'à 6 % chez les plus de 60 ans.
Elles sont principalement cardiaques (troubles du rythme, insuffisance cardiaque), psychiatriques, ou liées à l'altération de l'état général (asthénie et amaigrissement majeur).