La méningite est une inflammation des méninges d'origine infectieuse.
La gravité de l'infection peut être liée à l'extension aux structures cérébrales de proximité ou, pour certains germes, à un choc septique avec purpura et coagulation intravasculaire disséminée (CIVD).

Du fait de l'impact des stratégies de prévention prises dans de nombreux pays, la France a un des taux d'incidence du méningocoque C le plus élevé en Europe, ce qui a conduit en 2010 à la décision de vaccination systématique des nourrissons de 12 à 24 mois. Les méningites virales sont communes chez le jeune enfant ; leur incidence diminue avec l'âge. Les entérovirus (echovirus et coxsackievirus) sont les plus souvent en cause sous forme sporadique ou épidémique durant l'été. Les autres virus sont les virus herpétiques : herpès simplex types 1, 2 et HHV6, et virus de la varicelle.

Hors période néonatale, 3 pathogènes se partagent les étiologies bactériennes avec, depuis l'introduction de la vaccination en 1992, une quasi disparition des méningites à
Haemophilus influenzae (20 cas en 2009). Dans la 1
re année de vie, malgré la baisse d'incidence liée à la vaccination antipneumococcique (-25,7 %), le pneumocoque, en raison de l'émergence de sérotypes non vaccinaux, reste responsable de 51 % des cas ; 39 % sont dus au méningocoque (données Epibac 2009). Après 1 an, le méningocoque est à égalité avec le pneumocoque, puis augmente progressivement pour atteindre 91 % des étiologies après 14 ans. Le sérogroupe B reste prédominant (63 %) dans toutes les classes d'âge et surtout avant 1 an ; le sérogroupe C est de l'ordre de 29 % ; 2 autres sérogroupes sont faiblement présents mais en progression : W135 et Y.
L'évolution des méningites virales est le plus souvent simple, avec guérison en 5 à 10 jours. Le taux de mortalité des méningites bactériennes est d'environ 10 % et les complications fréquentes : œdème cérébral, convulsions, ulcère de stress, hémorragies, etc. Le taux de séquelles est d'environ 30 %.