La maladie d'Alzheimer est une affection neurodégénérative du système nerveux central, caractérisée par une détérioration progressive, et à ce jour irréversible, des fonctions cognitives et comportementales. La fréquence de la maladie et le vieillissement de la population en font un problème majeur de Santé publique.
Elle se caractérise par 2 types de lésions : les plaques séniles (dépots de peptide bêta-amyloïde) et les dégénérescences neurofibrillaires (accumulation de filaments anormaux constitués de protéines Tau hyperphosphorylées). Au plan biochimique, il existe un déficit cholinergique, en particulier aux niveaux hippocampique, frontal, temporal et pariétal (à l'origine du développement des médicaments anticholinestérasiques), et une implication du système glutama-ergique, notamment des récepteurs NMDA, qui seraient stimulés par des concentrations élevées de glutamate (à l'origine du développement de médicaments antagonistes).
4,4 % de la population européenne de plus de 65 ans est atteinte par la maladie. 850 000 personnes seraient touchées en France, avec 160 000 nouveaux cas par an. La prévalence est fortement corrélée à l'âge : 1,5 % entre 60 et 70 ans, 5 % entre 70 et 80 ans, et plus de 15 % après 80 ans.
L'aggravation progressive des déficits cognitifs et l'apparition de troubles du comportement conduisent à un état de dépendance.