C'est une maladie inflammatoire chronique, parfois grave et invalidante, atteignant initialement le rachis et les articulations sacro-iliaques. L'évolution très prolongée bénéficie d'une aide régulière du médecin praticien.
C'est une spondylarthropathie, au même titre que les arthrites postinfectieuses, le rhumatisme psoriasique, les manifestations articulaires des entérocolopathies inflammatoires ou le syndrome SAPHO (synovite, acné conglobata ou fulminans, pustulose palmoplantaire souvent psoriasique, hyperostose et ostéite). Une prédisposition génétique et l'intervention probable d'un agent extérieur bactérien interviennent dans la genèse de cette pathologie.
La spondylarthrite ankylosante touche 0,32 % de la population en France, soit au moins 300 000 personnes, avec une prédominance masculine (3 hommes pour 1 femme). Elle débute habituellement avant l'âge de 40 ans.
Outre le handicap fonctionnel, des atteintes extra-articulaires graves sont possibles mais rares : uvéite, aortite, myocardite avec bloc auriculoventriculaire, fibrose pulmonaire, amylose. Cette pathologie tend à évoluer, tardivement, vers l'ankylose articulaire périphérique et rachidienne, et s'accompagne d'une augmentation de mortalité par complications cardiovasculaires, probablement liées à une plus grande fréquence, chez ces patients, de FDR cardiovasculaire insuffisamment reconnus (dyslipidémie, HTA).