La prise en charge de la douleur est relativement récente chez l'enfant. Elle est parfois mal reconnue, et le médecin doit rechercher les éléments de son diagnostic. Le choix des médicaments antalgiques est réduit chez l'enfant. Les soins eux-mêmes peuvent être source de douleur. Traiter et prévenir la douleur chez l'enfant doit être une décision volontaire quotidienne.
La douleur de l'enfant peut faire intervenir plusieurs mécanismes. Les douleurs nociceptives, provoquées par des lésions traumatiques, inflammatoires ou viscérales, sont les plus fréquentes. Les douleurs neuropathiques sont secondaires à une affection du système nerveux central ou périphérique. Les douleurs pour lesquelles aucune cause organique n'est identifiée peuvent être favorisées et/ou entretenues par des phénomènes psychoaffectifs.
La douleur est fréquente comme symptôme principal ou associé.
La douleur peut avoir des conséquences corporelles et psychiques délétères et un retentissement défavorable sur la qualité de vie de l'enfant et de son entourage. Elle entraîne souvent un absentéisme scolaire. Une prise en charge inadaptée de la douleur aiguë favorise son passage à la chronicité ou la mise en jeu de conduites d'évitement.