La goutte est une arthropathie microcristalline évoluant par poussées (accès de goutte) et sensible à un traitement hypo-uricémiant.
La goutte est liée à des dépôts tissulaires de cristaux d'urate de sodium, qui ont pour origine une exagération de la synthèse endogène des purines, dont l'acide urique est le catabolite ultime. La traduction de cette maladie est essentiellement articulaire et rénale.
La goutte touche environ 1 % des hommes dans les pays développés, avec un sex-ratio de 7 à 9 hommes pour 1 femme. Le pic d'incidence maximale se situe chez l'homme entre 50 et 60 ans. Chez la femme, la goutte est rare avant la ménopause. Après la ménopause, il s'agit souvent d'une goutte liée à une hyperuricémie secondaire (voir Cas particuliers).
L'arthropathie uratique, ou arthropathie goutteuse, n'apparaît que plusieurs années après le 1er accès goutteux. Sa fréquence augmente avec l'ancienneté de la goutte, surtout si elle n'a pas été traitée. Elle se traduit radiologiquement par un pincement de l'interligne articulaire, des lacunes des extrémités osseuses et parfois une ostéophytose.