L'hypersécrétion de la prolactine, hormone hypophysaire, peut entraîner des troubles cliniques. La démarche médicale est directement liée à la prise en charge de la cause de cette anomalie hormonale.
En dehors de la grossesse et de l'allaitement, l'hyperprolactinémie peut être liée à :
– une sécrétion tumorale de prolactine par un microadénome ou un macroadénome (>= 10 mm) ;
– une levée du tonus inhibiteur dopaminergique par atteinte de la tige pituitaire ou de l'hypothalamus (autres macroadénomes non sécrétants, craniopharyngiomes, etc.) ;
– une prise médicamenteuse : neuroleptiques et antiémétiques principalement (voir Cas particuliers) ;
– une hypothyroïdie périphérique, une dystrophie ovarienne polykystique, une insuffisance rénale chronique, un adénome mixte sécrétant à la fois de l'hormone de croissance et de la prolactine, une macroprolactinémie (voir Cas particuliers).
La prévalence de l'hyperprolactinémie est estimée en France entre 1 et 2 %.
L'hyperprolactinémie entraîne une suppression de la sécrétion gonadotrope, d'où l'aménorrhée et le risque d'ostéopénie liée à l'hypo-oestrogénie quand elle est prolongée. Un macroadénome peut être responsable d'une atteinte du chiasma optique souvent à l'origine d'une hémianopsie, voire d'une cécité. Les autres complications de l'expansion tumorale sont notamment l'insuffisance antéhypophysaire et la brèche méningée.