Le trouble obsessionnel compulsif (TOC) est défini, selon le DSM IV, par la coexistence d'obsessions et de compulsions (dans plus de 90 % des cas). Les formes pures, obsessionnelles ou compulsives, sont très rares.
La physiopathologie du trouble obsessionnel compulsif n'est pas clairement établie. L'implication de facteurs génétiques et environnementaux est généralement admise. Les données de la neuro-imagerie fonctionnelle suggèrent l'implication de certains circuits neuronaux, dont le dysfonctionnement pourrait être lié aux manifestations cliniques du TOC.
Une étude épidémiologique réalisée aux États-Unis en 1984 a montré que le TOC était le quatrième trouble psychiatrique par ordre de fréquence (après les phobies, les addictions et les troubles dépressifs). Sa prévalence annuelle (1,1 à 1,8 %) est remarquablement constante d'un pays à l'autre. Le TOC débute en général à la puberté. C'est une affection chronique qui touche un peu plus les femmes que les hommes (52 % versus 48 %).
Le retentissement du TOC sur la vie familiale et professionnelle peut être majeur : impossibilité de gérer la vie courante, conduites d'évitement, ruminations anxieuses, désocialisation.