Les vaccins vivants atténués induisent une protection immunitaire proche de celle qui succède à une infection naturelle. À part le BCG, ils concernent des virus : rougeole, oreillons, rubéole, varicelle, fièvre jaune. Les vaccins inertes sont dépourvus de tout pouvoir infectant. On distingue parmi eux les vaccins inactivés complets (leptospirose) ou contenant seulement des particules virales inactivées (polio, influenza, hépatite A). D'autres vaccins ne comportent que des fractions antigéniques (diphtérie-tétanos, Haemophilus B, hépatite B).
Le taux de couverture vaccinale en France est chez l'enfant de 87 à 90 % pour le DTP-Coqueluche avant 6 ans, mais seulement de 80 % pour DTP et de 50 % pour la coqueluche à 15 ans. Pour le ROR, il se situerait autour de 60 % vers 15 ans. Pour l'hépatite B, il varie considérablement suivant les enquêtes et est insuffisant. Il en est de même pour le tétanos, mais surtout pour la diphtérie et la polio.
Elles sont le plus souvent bénignes : épisodes fébriles, éruptions allergiques, très rarement une éruption infectieuse différée avec le vaccin de la rougeole. Des arthralgies sont possibles (rubéole et hépatite B chez l'adulte). Il n'y a pas de relation démontrée entre la vaccination de l'hépatite B et la sclérose en plaques, ni entre la vaccination antigrippale et les polyradiculonévrites de type Guillain-Barré.