La maladie hémorroïdaire externe est une affection veineuse inflammatoire liée à un désordre hémodynamique et endothélial au sein du réseau veinocapillaire inférieur, en communication avec le système cave.
L'hyperpression, la congestion (grossesse, accouchement), la stase et la gêne mécanique au retour veineux (constipation, dyschésie), l'imprégnation hormonale (menstruations, grossesse) seraient à l'origine de réactions inflammatoires veinocapillaires pouvant conduire à une thrombose. La maladie hémorroïdaire interne, endocanalaire, n'est pas une maladie vasculaire mais une affection dégénérative du tissu élastique de soutien et d'amarrage du plexus artérioveineux interne, à l'origine de saignements artériels et de déplacements tissulaires (prolapsus).
La prévalence de la maladie hémorroïdaire varie, selon les données de la littérature et les critères retenus, de 4 % à 86 %, avec un pic entre 45 et 65 ans. Environ 1 patient sur 2 de plus de 50 ans aura déjà présenté une crise hémorroïdaire. Elle représente les 2/3 des diagnostics proctologiques.
Les hémorroïdes externes thrombosées peuvent laisser place à des replis cutanés flasques, ou marisques, le plus souvent asymptomatiques. La maladie hémorroïdaire interne peut se compliquer d'un prolapsus thrombosé (véritable urgence algique) et être à l'origine d'une anémie ferriprive.