L'incontinence urinaire de la femme est une perte involontaire d'urine par le méat urétral.
L'incontinence urinaire d'effort est liée à une augmentation brusque de la pression intra-abdominale. Les deux principaux mécanismes en cause sont l'hypermobilité urétrale (90 % des cas) due à une perte de tonus des tissus de soutènement vaginaux, et l'insuffisance sphinctérienne (10 % des cas). L'incontinence par impériosités est liée à une hyperactivité vésicale. L'incontinence par regorgement est associée à une rétention vésicale chronique. Elle peut être liée à une obstruction sous-cervicale due à un fécalome ou faisant suite à un traitement chirurgical de l'incontinence d'effort, ou à un prolapsus.
La prévalence de l'incontinence urinaire de la femme est de 20 à 30 % en France (20 % avant 30 ans, 46 % entre 51 et 70 ans). On estime que seulement 30 % des patientes souffrant d'incontinence consultent spécifiquement pour ce symptôme.
L'incontinence urinaire peut altérer la qualité de vie et se compliquer d'infections urinaires basses ou hautes, de troubles trophiques muqueux et cutanés, voire d'escarres chez la personne âgée.