Elle se fait sur un faisceau de signes cliniques d'autant plus marqués que la déshydratation est importante : dépression de
la fontanelle chez le nourrisson, yeux creux, pli cutané, sécheresse des muqueuses, diminution de la diurèse, perte de poids
(qui peut être masquée par un 3e secteur). À un stade plus évolué : hypotonie, somnolence, altération de l'hémodynamique, fièvre.
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Critères d'hospitalisation
L'hospitalisation est systématique en cas de déshydratation > 8 %, de troubles de la conscience, de vomissements incoercibles
ou bilieux, ou hémorragiques, de selles sanglantes, de doute sur une pathologie sous-jacente (en particulier chirurgicale)
ou sur la compétence des parents.
Si la déshydratation est comprise entre 5 et 8 %, l'hospitalisation est discutée en fonction de la clinique, de l'âge et du
contexte social.
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Solutés de réhydratation orale (SRO)Grade A
C'est le seul traitement indispensable à poursuivre jusqu'à la guérison de la déshydratation. Si l'apport oral n'est pas réalisable,
la réhydratation entérale par sonde nasogastrique est aussi efficace que la réhydratation IV.Grade A
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Surveillance
Les parents doivent noter les quantités bues, le nombre de selles et de vomissements, la température et, si possible, peser
l'enfant toutes les 4 heures (surtout si âge < 6 mois).
Ils doivent appeler le médecin ou amener l'enfant à l'hôpital en cas de persistance des vomissements, refus de boire, apathie,
hypotonie, somnolence, pâleur, tachypnée, yeux cernés, perte de poids.
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Réalimentation dès 4 à 6 heures après le début de la réhydratation
Nourrisson ≥ 2 mois : maintien de l'alimentation habituelle.Grade A Allaitement maternel : alterner SRO et tétées. Préparation lactée : reprendre celle-ci à concentration normale. Alimentation
solide ou semi-solide : régime habituel en limitant les aliments riches en sucres simples.
Nourrisson < 2 mois : choix d'un hydrolysat de protéines (recommandation non consensuelle) en cas de diarrhée sévère, de pathologie
chronique ou d'antécédents familiaux d'allergie.