Définie par des poussées bien individualisées, avec ou sans séquelles, sans progression du handicap entre les poussées.
2
Traitement de fond de 1re intention
Les interférons bêta-1a et bêta-1b, ainsi que l'acétate de glatiramère, ont une AMM en 1re intention chez des patients ambulatoires ayant fait 2 poussées en 2 ou 3 ans. Tous ces médicaments sont également indiqués
après un 1er événement démyélinisant considéré à haut risque de développement d'une SEP. Le choix est guidé par les modalités d'administration
(IM ou SC) et les effets indésirables.
Un changement de molécule est envisageable en cas d'intolérance, de non-diminution ou d'augmentation de la fréquence des poussées.
La durée de traitement n'est pas définie. Il est poursuivi tant qu'il permet un contrôle clinique et radiologique de la maladie
et qu'il est bien toléré.
3
Traitement immunosuppresseur
Il est utilisé en cas d'échec aux interférons ou à l'acétate de glatiramère, ou en 1re intention dans les formes agressives d'emblée. Mitoxantrone et natalizumab sont réservés à l'usage hospitalier et ne peuvent
être prescrits que par un neurologue en raison des risques liés à leur usage (toxicités hématologique et cardiaque pour la
mitoxantrone, risques infectieux et allergique pour le natalizumab). Le fingolimod est également disponible, sur prescription
par un neurologue. Le cyclophosphamide est parfois utilisé hors AMM.
4
Kinésithérapie
Elle a pour objectifs de maintenir le plus longtemps possible l'autonomie du patient, puis de prévenir les complications liées
à l'immobilisation. En l'absence de handicap, elle permet de limiter la spasticité et ses complications (attitude vicieuse,
etc.), de travailler la marche, la posture, l'équilibre, et de réaliser un renforcement musculaire doux. Lors des poussées
sévères, au décours du traitement médicamenteux, elle aide à la récupération. Lors de l'installation du handicap, elle nécessite
des aides techniques adaptées et un aménagement de l'environnement privé et professionnel. En cas de troubles cognitifs et
de déglutition, une rééducation orthophonique peut aussi être proposée, ainsi qu'une rééducation respiratoire à un stade avancé.
Une rééducation périnéale ou anale est aussi utile pour diminuer les troubles sphinctériens. Lire Rééducation : Sclérose en plaques.
5
SEP secondairement progressive (SEP-SP)
Elle apparaît après une phase rémittente initiale de 5 à 20 ans chez 50 % des patients. Elle est définie par une progression,
avec ou sans poussées.
6
SEP progressive primaire (SEP-PP)
Elle est d'emblée progressive chez 10 à 15 % des patients, avec ou sans poussées, souvent sous forme de myélopathie ou d'ataxie
cérébelleuse d'aggravation insidieuse.
7
Traitement de fond de la SEP-SP
Les IFN bêta-1a et 1b sont indiqués dans la SEP-SP avec poussées. La mitoxantrone ou le cyclophosphamide (hors AMM) peuvent
être utilisés dans les formes agressives.
8
Traitement de fond de la SEP-PP
Immunosuppresseurs pour les formes évoluant rapidement : mitoxantrone ou cyclophosphamide (hors AMM).