Elle est définie par l'apparition, la réapparition ou l'aggravation de symptômes neurologiques ou de douleurs, persistant
plus de 24 heures et distants de plus d'un mois de la dernière poussée.
2
Bilan préthérapeutique
La recherche et le traitement d'un foyer infectieux intercurrent, risquant d'aggraver la poussée et susceptible de s'aggraver
avec la corticothérapie, est systématique.
3
Corticothérapie IV
L'intérêt des glucocorticoïdes IV en bolus en cas de poussée est consensuel. La méthylprednisolone intraveineuse, à la dose
de 1 g par jour pendant 3 à 5 jours, permet de réduire la durée et l'intensité des poussées. Le relais per os n'est pas validé par des essais cliniques.
Les corticoïdes n'ont pas démontré leur intérêt dans la prévention des poussées, ni leur influence sur le pronostic à moyen
et à long termes.
En cas d'administration IV impossible, les corticoïdes peuvent être pris per os, sur une durée équivalente.
4
Évaluation du traitement
Les premiers effets du traitement par glucocorticoïdes sont classiquement ressentis après 8 à 10 jours. La récupération peut
prendre plusieurs semaines.
5
Suivi neurologique
Il s'effectue habituellement à 4 semaines du traitement. Il permet d'évaluer les symptômes résiduels ou les séquelles pouvant
bénéficier de traitements symptomatiques, médicamenteux ou non.
6
Kinésithérapie
Elle est passive lors de la poussée de SEP : lutte contre une éventuelle spasticité et contre les pathologies d'immobilisation.
7
Traitement symptomatique
La prise en charge des différentes manifestations de la SEP est nécessaire : traitement de la fatigue, de la douleur, des
troubles anxiodépressifs, des tremblements et mouvements anormaux, de la spasticité, des troubles vésicosphinctériens (voir
Cas particuliers).